Eternelle source d'inspiration, le vélo a été le prétexte à de nombreux projets, parfois chimériques,
mais souvent bridés par la réglementation. Voici quelques études qui ne laissent pas indifférent.






 Le Battaglin Pirana 







Le Battaglin Pirana, l'un des premiers vélos construits en fibre de carbone restera avant tout célèbre pour
sa roue avant signée FIR. En 1985, l'objectif était de fabriquer un vélo de contre la montre performant pour
le leader de l'équipe, Roberto Visentini. Après 6 mois de tests et d'essais en soufflerie, Visentini évalua le
Pirana, 3 semaines avant le tour. Par rapport à son vélo traditionnel il gagnait 3 secondes au kilomètre.
Refusé par le jury, il n'a jamais roulé en course. Relégué au rang de vitrine technologique, il marquait néanmoins
une étape importante dans la couse à la performance.






 Le chaînon manquant 







Au milieu des années 1980 on assiste à un foisonnement d'idées chez les ingénieurs. Mais dans l'attente d'une
avancée technologique, qui arrivera avec le carbone, on fait avec les moyens du bord. L'acier arrive en bout
de développement et l'on ne maîtrise pas encore le composite pour la fabrication du cadre. Ce sont donc ces hybrides, des cadres acier habillés d'éléments composites, qui vont assurer la transition. Le Gitane
avait été

construit dans l'optique d'une tentative de record de l'heure par Laurent Fignon.






 Moser time trial 







 
Les tentatives de Francesco Moser contre le record de l'heure vont être le détonateur d'une révolution
technologique. Recherches aérodynamiques poussées et partis pris techniques audacieux vont faire 
entrer le vélo dans une ère nouvelle. De cette épopée, on retiendra plus particulièrement ce vélo, équipé
d'une roue arrière de 800 avec lequel il parcouru 50,644 km sur le vélodrome de Stuttgart en 1988.
   




 Au point mort 





 
Parmi tous les projets sensés améliorer l'efficacité du pédalage et vaincre le fameux "point mort", on notera
les efforts vains de PMP dont le modèle extra (au centre) laisse perplexe. Par contre, les plateaux ovales
chers à Edmond Polchlopek (à gauche) sont arrivés jusqu'à nous.




Le pédalier PMP en action



 Graeme Obree time trial 






 

Ce vélo est à la base d'une des plus belles histoires du cyclisme moderne, mais on en connaît déjà la fin.
Dans le monde aseptisé du cyclisme, un écossais venant de nulle par, Graeme Obree qui plus est sur un
vélo de sa fabrication, réalisé à partir de pièces de récupération (dont le célèbre roulement de machine à
laver) s'emparait du record de l'heure. La position de l'oeuf qu'inaugurait cette machine, bien que peu
confortable, octroyait un avantage d'environ 2 km/h au dessus de 50 km/h. Un génie et une performance
physique bien mal récompensés car rapidement mis hors jeu.

 




 L'aerobike 







 
Ce projet,initié en 1993, proposait une conception radicalement différente du vélo avec une position inspirée
des patineurs de vitesse. La bicyclette était dotée d'un support thoracique et se dirigeait par l'intermédiaires
d'un guidon situé derrière le dos du cycliste. Assez déroutant et inadapté à un usage quotidien mais pour qui recherchait l'efficacité maximale, le gain aérodynamique était de 15% par rapport à une position triathlon.
L'aerobike en action !

 



 
  Géométrie variable 



 



Si tous les cadres ne se ressemblent pas, esthétiquement parlant, tous s'accordent néanmoins sur la géométrie
et en particulier sur l'angle de chasse, garant de la stabilité et la maniabilité du vélo. On peut observer des
fourches inversées (modérément !) sur les vélos de stayer, utilisés dans les courses de demi-fond derrière
moto. Mais ici, l'inversion de fourche prend une toute autre dimension. De forte amplitude, elle est destinée à
réduire l'empattement. Dans l'optique d'une autre répartition des masses, le constructeur avait choisi de rallonger
le cadre pour limiter le porte à faux avant. Une création originale qui ne connaîtra pas de descendance.





 M5 time trial 







 
Au cours des années 1990, les records de l'heure se disputaient au guidon de machines révolutionnaires. En
1996, après un dernier exploit de Chris Boardman, l'UCI décida de siffler la fin de la récréation et de revenir
au vélo d'Eddy Merckx. Pour battre ce record mythique, a fortiori lorsque l'on est cycliste amateur (éclairé),
l'utilisation d'un vélo non conventionnel s'impose. C'est l'option choisie par le français Aurélien Bonneteau qui
à la manière d'un Graeme Obree va s'atteler à concevoir et chevaucher lui même son vélo. Pour réduire au
maximum la surface frontale, c'est une position (très) couchée qui s'est imposée, associée à un cadre et des
roues profilées et à l'emploi de manivelles de seulement 150 mm (toujours pour limiter la surface frontale). Un
cocktail détonnant qui va lui permettre de franchir 56,597 km dans l'heure, soit 222 mètres de plus que l'illustre britannique.

 




 Bottecchia Modolo Kronotech 






 
 
Le Bottecchia Modolo Kronotech a été présenté en 1986 lors de l'exposition internationale sur les transports
et la communication de Vancouver. Entièrement réalisé en carbone, une première, il comportait d'autres
nouveautés pour l'époque. Outre sa géométrie, ses roues paraculaires et son cadre entièrement caréné qui le destinait aux chronos, il était doté d'une originale transmission à variation continue et d'un ordinateur de
bord. Une somme de caractéristiques qui le cantonneront au rôle de show bike.






 



 
 
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