Le feu aux pieds 






 
De nombreux cyclistes souffrent ou ont un jour souffert de brûlures sous la plante des pieds,souvent lors de longues sorties. Un phénomène qui s’aggrave par forte chaleur et que l’on appelle communément le feu aux pieds du cycliste.La voûte plantaire possède un réseau dense de petites veines qui se vident par compression lors de la marche. Le cyclisme étant un sport porté, il est l’un des plus déficitaires en matière de retour veineux. Le réseau plantaire, en se congestionnant va occasionner des douleurs de type brûlure, parfois intolérables. Pour ceux qui désirent approfondir médicalement le sujet, nous vous conseillons la lecture de cet article.
Voici quelques conseils pour pédaler plus sereinement.
 
 
La prévention:
 
Ø      S’assurer médicalement que l’on ne souffre d’aucune anomalie du pied ni de maladie veineuse.
Ø      La chaleur étant une cause aggravante, on veillera à utiliser des chaussures de couleur claire, aérées et ne serrant pas trop le pied.
Ø      Supprimer toutes les compressions. Utiliser des chaussettes sans coutures qui ne serrent pas au niveau de la cheville. Idem pour le cuissard qui ne doit pas serrer à la taille. Ce qui comprimerait la veine cave, le principal collecteur des veines des membres inférieurs.
Ø      Lutter contre la surcharge pondérale. Un excès de poids provoque une compression abdominale qui freine le retour veineux.
 
 
Les remèdes:
 
Si la prévention ne suffit pas, voici quelques remèdes à appliquer en cours de route ;
 
Ø      Desserrer ses chaussures.
Ø      S’asperger les mollets et les pieds à l’eau froide. Pour les plus bucoliques, bain de pieds dans une rivière ou un ruisseau.
Ø      S’arrêter et marcher quelques mètres si possible en enlevant les chaussures.
Ø      On peut aussi pulvériser sur la plante des pieds, à travers la chaussette un spray cryogénique du même type que celui qui est utilisé par les soigneurs en football. Refroidissement rapide, donc soulagement immédiat et parait t’il durable.




 

 Pratique du cyclisme et prostate 

 
Source : Dr Gérard Guillaume, médecin de la Française des jeux, lu dans cyclo passion.
 

 


 

      Dans cette zone, les problèmes liés à la pratique du cyclisme concernent rarement la prostate. Il s’agit le plus souvent de soucis d’ordre mécanique du périnée, de lésions, de furoncles, de ce que l’on appelle « le troisième testicule ». Il y a aussi le syndrome de compression du nerf pudendal qui irrigue la verge. Ce nerf est comprimé sur la selle, ce qui entraîne des engourdissements et des troubles de l’érection sur des durées plus ou moins longues. Il arrive parfois que le cycliste soit victime de congestion de la prostate. La prostate est un organe sexuel entre la vessie et le petit bassin, pas plus grand qu’une châtaigne. Une prostatite est un problème infectieux sous la forme de difficultés à uriner, de délai d’attente du jet urinaire, ou encore lorsque celui-ci se coupe en deux. Ces problèmes ne sont pas forcément en relation avec la pratique du cyclisme : nombre d’hommes, sportifs ou non, connaissent des problèmes de prostate.

Les pratiquants ont intérêt à vérifier leur position sur le vélo, notamment la hauteur de selle et l’allongement des bras. Cela peut effectivement provenir d’une incompatibilité. Le plus important est la selle : ne sacrifiez pas au phénomène de mode et à la course vers la légèreté. C’est aussi valable pour les pros. Les selles les plus confortables sont les plus larges, car les problèmes liés à la selle sont latéralisés. De plus, quand les selles sont évidées au centre, les pressions se reportent encore sur les côtés. Malheureusement, le temps est au sacrifice du confort pour le rendement. On ne resterait pas assis des heures et des heures sur une chaise inconfortable, pourquoi le ferait-on sur un vélo ?

Alors oui, la pratique du cyclisme peut augmenter les risques de prostatite, mais beaucoup d’hommes, autour de la cinquantaine, rencontrent ces problèmes. S’ils se répètent, mieux vaut consulter. Il faut aussi comprendre que le vélo n’est qu’un révélateur et que la cause de ces souffrances peut être ailleurs. Il faut aller chercher au-delà de la pratique du cyclisme.

En arrivant dans le staff Française des jeux, j’ai été surpris par l’importance et la gravité des pathologies de selle et de périnée. D’ailleurs, on voit régulièrement dans la presse sportive des coureurs absents pour ce genre d’embêtement. Plusieurs causes : la course entre les fabricants, les vélos de plus en plus rigides, le nombre de kilomètres parcourus dans l’année qui multiplie les frottements et les irritations, etc…. 40 % du poids se répartit sur la selle. Afin d’éviter, ou du moins de minimiser les risques, observez certaines règles.

Au niveau de l’hygiène, ne faites aucun excès. Il ne sert à rien d’être trop maniaque, au risque d’entamer la couche protectrice de la peau et de favoriser les plaies. Utilisez des produits non allergisants (pensez au savon de Marseille) et un cuissard parfaitement adapté à votre taille, avec les plis et coutures placés au bon endroit. Enfin, lavez votre cuissard à la main afin d’éviter les lessives agressives.

 
 

  Les atteintes du nerf pudental chez le cycliste 

 
 





Les atteintes du nerf pudental ou nerf  honteux en cyclisme ne sont pas à négliger. En effet cette affection peut vous contraindre, dans certains cas, à abandonner définitivement votre activité physique favorite, le vélo.
 
 
Le nerf pudental :
 
Le but de cet article n’est pas de rentrer dans les détails anatomiques ou médicaux, de nombreux sites le font très bien, mais de faire partager le vécu de cyclistes ayant souffert de cette pathologie. Dans la pratique du cyclisme, le nerf pudendal peut être comprimé contre l’ischion par la selle  provoquant des microtraumatismes répétés, aboutissant à une fibrose de ce tunnel ostéo-musculoaponévrotique.

 
Les symptômes :
 
Savoir reconnaître les symptômes à temps c’est aussi s’arrêter à temps, tant que les lésions sont réversibles. Au départ les douleurs sont localisées au niveau du périnée et seulement lors de la pratique du vélo et parfois même disparaître au bout de quelques kilomètres et ne se réveiller que quelques heures plus tard. A un stade plus avancé, elles peuvent perdurer même en dehors de la pratique sportive pendant plusieurs semaines. Avec des symptômes associés variables selon les individus : troubles urinaires, sexuels, sensations de brûlure a l’intérieur des cuisses, douleurs intenses surtout en position assise.
 

Les causes :
 
Bien qu’une prédisposition morphologique soit avancée dans certains cas, il faut porter une attention particulière au matériel et aux réglages. La qualité de la selle est primordiale. Elle doit avant tout être adaptée a l’anatomie de son utilisateur en se préservant des effets de mode. Son bec ne doit pas pointer vers le haut. Une grande différence de hauteur entre la selle et le cintre est aussi un élément néfaste. Plus généralement, depuis quelques années, les cas d’atteintes du nerf honteux chez le cycliste semblent en augmentation. Faut t’il y voir une influence du matériel ? La recherche de la performance à tout prix a conduit les constructeurs à sacrifier les qualités de souplesse des vélos au nom du rendement. La nature des matériaux a permis d'alléger leur poids tout en augmentant leur rigidité, Les roues qui ont suivi la même évolution, concourent à augmenter cette rigidité. Si le rendement du vélo y gagne, il a perdu ses qualités d'amortissement, amplifiant les vibrations et les microtraumatismes au niveau du siège.

 
Les remèdes :
 
Il faudra tout d’abord établir un diagnostic grâce a un électromyogramme (EMG), un examen médical pratiqué par un neurologue qui permet enregistrer l'activité électrique d'un nerf et d’en évaluer la lésion. Ensuite, suivant la gravité du cas la thérapie passera par la prise d’anti-inflammatoires, des infiltrations scanoguidées ou plus rarement par la chirurgie, la pratique du vélo étant bien sur interdite durant cette période.
 
 
 Et après ? :
 
Dans la majorité des cas, les lésions son réversibles. Après une période de repos de quelques semaines à quelques mois, le cycliste pourra reprendre son activité en s’assurant au préalable d’avoir éliminé les causes, en agissant sur les réglages ou le matériel. Malheureusement, pour certains, la pratique du vélo ne sera plus possible. Les essais réalisées avec des selles sans bec de type Proust  plutôt utiles dans la prévention se sont révélés peu concluants a posteriori. Reste le vélo couché, une solution adoptée par certaines "victimes" d’atteinte du nerf pudental. En prenant soin d’incliner le siège, ce qui libère totalement la zone périnéale, on peut poursuivre une pratique cycliste.
 

 




 




 


 




 
 
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